#Corse SÉMINAIRE D’UNITÀ DU 16.01.2000 ATELIER «INSTITUTION»

 

nazion2aContribution et observations de J. Faggianelli

La réunion des 2 ateliers « institutions » et « processus par étapes » en un seul a quelque peu simplifié la réflexion sur les 15 points en entraînant inévitablement  le débat vers ce qui représente la préoccupation majeure du moment : la négociation éventuelle avec Matignon.

1° : Les difficultés immédiates :

Les élus de Corsica Nazione se retrouvent investis d’une mission inattendue, faire entendre la voix de la Nation à 43 de leurs collègues assez peu convaincus de l’existence de la Nation en question. Il se pourrait alors et de façon bien prématurée, que le Mouvement National découvre qu’il représente peu de chose en termes de poids politique, et qu’après 30 ans de lutte, les 20% de suffrages obtenus en mars 1999 ne soit en fin de compte qu’une amère victoire.

                2° : De la stratégie de l’état et de la tactique de Jospin :

On l’a dit et redit, l’état est le véritable maître du jeu en matière de souveraineté territoriale. Il faudrait être bien naïf pour supposer qu’une initiative en ce domaine, fût-elle même élaborée par le 1er Ministre, puisse être prise sans consulter le sommet de l’état.

A ce jour, rien n’indique que le Président de la république, garant de l’intégrité du territoire français et responsable d’une stratégie séculaire, puisse contribuer à la réussite d’une opération tactique de Jospin, dans laquelle les Corses ne l’ont même pas consulté.

Le jeu des factions et des lobbies composant le paysage politique français, et dont les effets se font sentir jusqu’à l’Assemblée de Corse, nous incline forcément à un certain scepticisme.

Comment imaginer dès lors qu’un gouvernement de cohabitation puisse octroyer aux corses, un statut que seul le vote d’un article constitutionnel pourrait assurer dans la durée.

                3° : Nos raisons d’espérer :

L’impossibilité apparente de la Corse à nouer le dialogue, aussi bien avec les corps constitués de l’état que le gouvernement et les formations politiques françaises, témoigne d’une singularité que la France ne peut reconnaître.

Face à ces incertitudes, seule demeure notre conscience politique. L’échec momentané de la revendication Kanak, dans une aire géostratégique pourtant peu favorable à la France, ne doit pas nous empêcher d’observer que le monde change rapidement. D’ores et déjà, le problème français de la Corse est devenu une affaire internationale. C’est dans le cadre d’un règlement international que la force de notre conviction forcera la décision.

 

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