#Corse – « NATIONAL REPUBLICANISME, NATIONAL SOCIALISME ET TARTUFFERIES EN GROS »

 

copy-anazione3.jpgAttention ! Attention ! La bête est de retour. Un nouveau monstre est  apparu, et tout ce que l’Europe compte de bien pensants se mobilise enfin ; Tremble Vladimir ; Cache-toi Slobo ; Fuyez Kémalistes et autres Jacobins ! L’Europe s’est éveillée ; Vous allez voir ce que vous allez voir ! Déjà l’intelligentsia et la race des signeurs fourbissent leurs stylos. C’est promis, cette fois ci nous ne nous laisserons pas faire comme en 1938. L’immonde sera écrasé dans l’œuf !

Mais Non, Poutine ! Ne t’inquiètes pas ! Toi le grand libéral, dernier rempart contre le communisme, tu peux continuer à manipuler des « extrémistes » et faire sauter quelques immeubles russes, tu peux massacrer, torturer hommes, femmes et enfants à travers toute la Tchétchènie. Nous savons tous que c’est pour leur faire l’honneur d’être russe. Tous ces réfugiés ne connaissent pas le bonheur que tu veux leur offrir. C’est avec plaisir que nous continuerons à t’avancer quelques milliards de $ pour financer ton élection. Nous savons bien que tu t’en garderas un peu pour toi, et pour Papa Boris ; Que tu ne rembourseras pas ! Ça ne fait rien, les contribuables occidentaux assumeront avec leurs impôts toutes ces créances irrécouvrables. Rien de tel qu’un bon petit génocide pour se faire élire. C’est le summum du populisme. Même Jospin a été tenté par son mauvais génie de Belfort. Et puis ça donne du travail aux agences de presses et aux O.N.G ; Un génocide en direct, rien de tel pour augmenter l’indice d’écoute, et les cotisations des gogos. Quelques mauvais esprits voudraient te chasser du Conseil de l’Europe, mais rassures-toi, tu n’as pas besoin de nous menacer de la bombe ! Nous allons leur offrir l’Autriche, et le Liechtenstein si ça ne leur suffit pas.

Mais non, messieurs les généraux Kémalistes, ce n’est pas la peine de refaire un putsch ! Vos simulacres d’élections et de gouvernements civils nous satisfont tout à fait.  Nous n’avons rien dit quand vous avez inauguré le XXèmesiècle par la mode du génocide et des camps de concentration,  sur les Arméniens. Nous n’avons rien fait quand vous épuriez ethniquement l’Anatolie et la Thrace orientale de tous ces sales grecs. Nous ne vous avons jamais reproché votre négationnisme historique sur ces faits. Nous vous avons permis d’occuper  les 40% les plus riches du territoire Chypriote depuis 26 ans, pour « protéger 18% de turcs » qui ne savent même pas quoi en faire. Nous continuons à vous fournir en armes, et même en matériels de torture sophistiqués, afin de rééditer vos exploits sur les Kurdes. Alors franchement, pourquoi voudriez-vous que nous changions de politique ? Vous resterez au Conseil de l’Europe malgré les milliers de villages détruits, les condamnations à mort de résistants, les tortures, les massacres, et toutes les violations des droits d’expression possibles et imaginables. Vous serez admis dans l’Union un jour…Soyez patients. Pourquoi vous vexeriez-vous ? Nous avons tellement d’affaires à faire ensemble.

Comprenons-nous bien, la bête dont nous parlons a été vue entre les alpes Carniques et le beau Danube bleu. Un monstre comme on les aime : 8 millions d’habitants et 80 000 km2, pas de bombe, pas de créances douteuses qui mettraient en difficulté nos banquiers inconséquents, pas de maffia pour menacer nos investisseurs.

L’Autriche voilà la cible, haro sur le baudet ! On a retrouvé la bête immonde, et quelle chance ! Elle se trouve du bon côté où nos intellectuels « politiquement corrects » l’attendaient. Il est tellement plus commode de ne pas avoir à changer ses idées préconçues. Depuis 1989, nous avions eu tellement de révélations fâcheuses sur les crimes du communisme, c’était gênant, surtout pour tous ceux qui savaient et n’avaient rien dit. Enfin en voilà un de droite, du 100% pure race aryenne, c’est presque trop beau ! Nous ne sommes pas près de le lâcher.

Il y a quand même quelque chose qui nous gêne, et si d’autres nous faisaient la même chose, l’apprécierions-nous ?

Certains pourraient être surpris de voir la Belgique, pas encore sortie Dutrou, lever l’étendard de la Croisade. Sa décolonisation, comme chacun sait, fut particulièrement exemplaire, il n’y a qu’à voir où en est le Congo (ex belge) ; Sans parler de leur politique de division des Hutus et des Tutsis, les fruits qui en ont résulté sont savoureux, saignants à souhait.

D’autres s’étonneraient de voir figurer la France, dernier empire ultramarin au monde, et qui se maintient, tant en Corse qu’en Kanaky, Polynésie, Antilles et autres en vertu d’élections « démocratiques » basées sur le mensonge, la fraude, la corruption, les rafles, les pressions de toutes sortes, et les assassinats à l’occasion. Un état qui s’est auto amnistié de ses crimes coloniaux comme de vulgaires généraux tortionnaires argentins. Qui a monté une « opération humanitaire » pour sauver ce qui restait des milices Hutus qu’elle avait formées, plus que par soucis de sauver des vies. Qu’un ministre soit l’héritier d’une dynastie qui remplit les pages de jurisprudence du code électoral, en matière de fraudes ou qu’un député soit une célébrité de la pègre n’a pas d’importance, du moment qu’ils ont été élus « députés », cela doit suffire ; Sauf en Autriche ou à Belgrade bien entendu.

Les Basques sans doute s’étonneront que les Galeux socialistes, et les néo franquistes « démocrates au rez-de-chaussée, et franquistes au sous-sol » soient également de la fête.

Les Irlandais seront surpris de voir l’Angleterre du major Kitson et de Maguy le vampire des 10 de LongKesh, qui a eu recours à tous les coups tordus possibles, même des coups que les français n’avaient pas inventés en Algérie, c’est dire, coiffez le chapeau de Churchill. Serait-ce pour mieux faire oublier le parapluie de Chamberlain ?

Et tous ces peuples du « tiers monde », ces nègres, ces ratons,  ces faces de citron, ces métèques en tout genre, qui ont subi, et subissent encore, les agissements des réseaux  d’influence et des services très spéciaux, seront surpris d’apprendre que leurs bourreaux, leurs pilleurs de toujours sont partis en croisade pour la défense des grandes valeurs humaines. Sans doute, eux ne sont-ils pas humains.

Il faut croire qu’une vie Castillane vaut plus qu’une vie Basque ; Qu’une vie Anglaise vaut plus que dix vies Irlandaises ; Qu’un Parisien vaut 100 Corses ; Et qu’un européen vaut 1000 noirs, 10 000 jaunes ou 100 000 arabes.

Messieurs les intellectuels, êtes-vous bien sûr que seule l’Allemagne ait enfanté une hiérarchie entre races, entre peuples, entre hommes ? Méfiez-vous un peu plus de l’antisémitisme de gauche. Est-ce vraiment un hasard si ce sont tous les anciens nomenklaturistes, qui aussitôt écroulé le discours communiste, ont enfourché celui du nationalisme agressif ?

Alors soit, si vous y tenez, le monstre est autrichien ! Les électeurs ont élu Heider, c’est dur, déplaisant, désespérant même, mais ils l’ont élu en application de ces mêmes principes démocratiques qui vous font maintenir des peuples sous la tutelle d’autres peuples démographiquement majoritaires. Il faut croire que la règle majoritaire n’est pas si pertinente que cela. Voudriez-vous par hasard nous expliquer que la Démocratie, c’est le droit pour le peuple de n’élire que ceux qui ont reçu votre imprimatur.

Comment  ce clown a-t-il pu arriver jusque là ? Voilà la question que vous devriez plutôt vous poser. Est-ce :

–        En utilisant les ficelles xénophobes et anti mondialistes ? Certainement, mais n’est-ce pas également ce que font Pasqua, Devilliers, Chevènement, Gallo, Seguin etc. et pas seulement Le Pen et consorts. Leurs pourcentages réunis valent bien celui d’Heider. Les 5 premiers ont gouverné ou gouvernent en ce moment même, sans que personne, sinon les Corses, Basques et autres « spécifiques » trouvent beaucoup à redire.

–        En invoquant l’exception culturelle peut-être ? Il ne serait pas tout seul ! Une bonne fois pour toute, quand comprendrez vous que ce que vous réclamez pour vous-même, il vous faut le reconnaître aux autres. Sinon cela signifie que vous établissez une hiérarchie dans la valeur d’une culture. C’est là que se trouve le germe de la bête : pas dans l’affirmation de la différence, mais dans le refus de la différence de l’autre.

–        En utilisant la nostalgie des gloires et des grandeurs douteuses du passé. Nostalgiques de l’Empire colonial, nostalgiques de Napoléon, nostalgiques de la Révolution. Chacun argumente de son passé contestable. La France s’est autoproclamée, « patrie des droits de l’homme » (Comme hier l’URSS se servait du discours communiste pour dissimuler son impérialisme). Les a-t-elle une seule fois mis en œuvre sincèrement ? Difficile à dire, mais le nombre de fois où elle s’en est servie pour couvrir ses ambitions mesquines est sensiblement plus important. Cessez donc de reprocher aux autres leurs « mythes » ou alors commencer par renoncer aux vôtres.

–        En utilisant des fraudes massives, des financements douteux ; Nous n’en savons rien, et rien pour le moment ne permet de l’affirmer. Mais quand bien même, il suffit de lire la presse internationale, qui ne se limite pas à la lecture de : « Le Monde ». La seule chose qui reste à dire, c’est : « que celui qui n’a jamais pêché … ». Ici aussi il convient d’être irréprochable soit même avant de montrer l’autre du doigt, et les français plus que d’autres. Citons, pour mémoire, les « collectes » auprès des dictateurs africains, à façade plus ou moins démocratique, qu’elle maintient au pouvoir selon les mêmes recettes que dans ses colonies (mercenaires de la Légion en plus), auxquelles les différents partis français se livrent à chaque élection (c’est sans doute la, plus que dans la solidarité entre les peuples, qu’il faut voir l’origine des fonds alloués à ces mêmes régimes, au titre de la « coopération »).

–        En utilisant des slogans démagogues où l’on promet ce que l’on sait ne pas être en mesure de tenir. Rappelons-nous alors les discours sur la « fracture sociale », ou les « 35 heures » ; C’est sur les actes qu’il faut juger, jamais sur les discours.

Heider est peut-être, et même sans doute, le monstre que l’on dit. Mais s’il est cette créature hideuse qu’il faut condamner, alors condamnons aussi Poutine ; Condamnons les Kémalistes ; Condamnons les Jacobins nationalistes-républicains ; Condamnons la Chine (elle fait au Tibet en 50 ans, ce que la France a fait en Corse en 230 ans), condamnons l’Indonésie (pas seulement pour Timor, mais pour les Moluques ou l’Irian). Condamnons la « Birmanie » etc. dans les mêmes termes. Et condamnons toutes les nations colonisatrices, tant qu’elles n’auront pas admis la gravité de leurs crimes passés et présent ; Tant qu’elles n’auront pas demandé pardon à leurs victimes.

C’est trop demandé, trop idéaliste, soit ! D’ailleurs qui a envi de mourir pour Grozny ? Personne, pas plus que pour Prague en 1938. Le Caucase est plus impressionnant que les Sudètes, mais pour être restés muet alors que la Russie n’est pas en mesure de maintenir son bluff, comme son modèle d’il y a 62 ans, il se pourrait qu’encore une fois on puisse dire : « Ils ont voulu la paix au prix du déshonneur, ils auront la guerre et le déshonneur ». Qui sera la Pologne de Poutine, l’Ukraine, l’Azerbaïdjan ou le Kazakhstan ?

 

Heider est comme Le Pen, un bouffon.  Vous leur faites trop d’honneur, au point que cela en devient suspect. Avec les histrions, la meilleure réponse est le mépris silencieux. Les réalités du pouvoir usent rapidement les bouffons ; Les campagnes hystériques au contraire les nourrissent.

Si action il doit y avoir, elle doit consister à surveiller que les mécanismes démocratiques demeurent, de telle manière que le système qui les a mis au pouvoir, finisse par les en  chasser. Cette surveillance est valable à l’égard de toutes les nations dites « démocratiques » dont les prétendues « élites » feraient bien de s’interroger d’urgence sur le pourquoi de ce phénomène. Au lieu de se focaliser sur les symptômes déclarés, qu’ils recherchent plutôt l’étiologie de la maladie, il se pourrait que par leur comportement, ils en soient eux-mêmes les vecteurs.

A l’inverse, les Russes ou les Turcs, comme Milosevic ne sont pas des bouffons. Ils ont tué, ils tuent, et ils tueront encore, aussi longtemps que personne ne les sommera de cesser. Au sein des grands états d’Europe occidentale qui se croient exemplaires aussi, des germes malsains sont présents. Partout où l’on refuse le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes au nom de la préservation d’un concept d’état nation périmé qui nie les réalités humaines, la volonté des peuples d’exister par eux-mêmes,  et qui se rient des frontières. La bête n’est pas toujours présente là où l’on veut l’attendre.

Tous ces peuples  aujourd’hui opprimés, ou qui l’ont été hier, sont frères. ; Ils ont le droit de montrer du doigt Heider & C° ; S’agissant des autres, ils ont gagné le droit de douter de leur sincérité.

 C’est quand le crime se commet qu’il faut se mobiliser. A ma connaissance l’attitude  des « grands intellectuels français » ne fut pas si glorieuse, tant pour la Shoah, que pour la guerre d’Algérie, Madagascar, la Kanaky ou la Corse. Il est plus dans l’air du temps de parler du Tibet pour les français, des Kosovars pour les turcs etc.  Mais, comparable ou pas, le crime est le crime, la lâcheté est la lâcheté, et les mécanismes de la complaisance et du silence coupable sont toujours les mêmes. C’est trop facile de s’ériger en gardien du temple, 55 ans ou 38 ans après les faits !

 Le vrai démocrate antiraciste est celui qui défend celui qui n’est pas assez « à la mode » pour se trouver des défenseurs, pendant qu’il en a effectivement besoin ; Quand ils n’y a que des risques à prendre, et aucun profit à en retirer, en le faisant.

 

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