#Corse « Le divorce »

 

OnAGagne150399Il était une fois un soudard, Franc était son nom. Il avait repéré une jolie petite nation dans son voisinage. Une esclave qui avait récemment acquis sa liberté. Il lui avait fait des avances, brutales, car il n’en connaissait pas d’autres, elle se refusa. Il résolu de s’entendre avec son ancien maître ruiné, dont il acquit l’ancien titre de propriété, caduc, pour solde de ses dettes. L’ex-esclave rejeta la combine, en conséquence il la battit, la viola, la déposséda de tous ses biens, et comme ses enfants voulurent la défendre, il les massacra. 

Vingt années passèrent, mais les violences ne cessèrent jamais. Puis, le soudard fut touché par la grâce et se converti au culte de la déesse république, allant même jusqu’à se travestir, se promenant les seins nus (factices comme tout le reste), il se faisait maintenant appeler Marianne. C’est ainsi qu’il eut l’idée géniale de régulariser sa situation. Il fit donc à sa victime l’insigne honneur de l’épouser, mais comme les habitudes ont la vie dure, il ne lui demanda pas son avis, et ceux qui soulevèrent ce vice de forme furent également tués.

Les violences reprirent de plus belle, et pour faire bonne mesure il étendit ses viols libérateurs à l’Europe entière, par l’entremise d’un de ses bâtards.

Le temps passa encore, sa force avait décliné et un jour, des soudards descendant de son bâtard, Adolf et Benito, lui firent subir les mêmes outrages. En tira-t-il les leçons ? Au contraire à peine libéré par son oncle Sam, il redoubla d’atrocité à l’égard de tous ceux qui restaient à sa portée.

Et ainsi, « l’union » continua. C’était une étrange union où il décidait de tout, savait tout, faisait tout et n’écoutait rien. Mais avec l’âge il décida qu’il fallait qu’on l’aime. Il lui fit donc don de babioles sans jamais évidement se soucier si c’était ce qu’elle voulait. D’ailleurs quand elle demandait quelque chose dont elle avait vraiment besoin, c’est avec plaisir qu’il la lui refusait. Mais comme quand on est rustre on le demeure ! Il passait son temps à lui présenter les factures de ses « cadeaux », criant à qui voulait l’entendre que son épouse lui coûtait ceci et cela.

Et le bon peuple de s’extasier des largesses de ce brave homme, et de s’indigner de cette ingrate qui persistait à lui refuser son amour.

Elle avait vu d’autres femmes, comme elle, s’enfuir, mais elle avait cru que ce n’était pas pour elle, car elles étaient de couleur et de religion différentes. Il lui avait fallu longtemps pour comprendre que cela ne signifiait rien. Alors n’en pouvant plus, mobilisant ses dernières forces, elle décida de s’en aller quoi qu’elle lui en coûte.

Le malheur de cette histoire est qu’il n’existe pas de juge aux affaires matrimoniales entre les nations. Mais le divorce a cependant un autre nom: INDEPENDANCE.

 

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