#Corse Billets « L’esprit des temps privés d’esprit »

 

billetRetour vers le futur.

C’est après 1871 qu’Emmanuel Arène introduisit en Corse, pour le compte de la République, un jeu qui tenait à la fois de la soule et du bouskachi.. Bartoli, dit  » Maneta  »  , maire de PALLECA, en codifia définitivement les règles de façon si satisfaisante que le Larousse trouva cet ardent partisan des valeurs républicaines digne de figurer dans son palmarès.

La seule différence entre une élection, la soule ou le bouskachi. était l’enjeu : une urne à la place d’une vessie ou d’une brebis; Cette urne, on l’emplissait on la déplaçait même au gré des deux équipes, l’essentiel étant qu’elle fût à sa place à 18 heures. L’équipe qui avait le mieux joué criait « tumbula » et signait à la hâte un procès-verbal déjà rempli de la veille.

On comprend la nostalgie qui étreint François Piazza-Alessandrini à l’évocation de ce temps béni où la Corse n’avait pas trouvé son Sir Arnold pour codifier les règles de ce jeu authentique et viril. A défaut d’établir, l’État de Droit, n’appelle-t-il pas la population  » a se mobiliser pour rétablir l’ordre ancien » (Corse-Matin du 30.12.98.) …

Ainsi l’immobilisme se mettra en marche, les vaches seront bien gardées et Dieu reconnaîtra les siens.

Le Canard et la mystérieuse affaire de styles
Enfin du nouveau dans les affaires incidentes.

Un certain Jérôme Canard, journaliste notoire a tacitement avoué qu’en faisant disparaître la copie d’une photocopie d’un document qui aurait permis la diffusion d’un raisonnement spéculatif sur lequel se fonderait l’intime conviction d’on ne sait qui a propos d’on ne sait plus quoi, il avait délibérément agi dans l’intention de mettre en valeur de façon discrète mais efficace « le délicat travail de dentellière » du contrôleur général Marion.

Depuis qu’Homère a « bouclé » l’Odyssée en quelque 2 siècles, que les grecs d’Alexandrie ont écrit la Bible des septante, que Victor a écrit comme Hugo et Ajar comme Romain Gary, on sait que c’est bien le style qui fait l’Homme.

Mais avant que Jérôme Canard nous l’eût dit, nous ignorions que le brillant philologue qui hante les couloirs de la DNAT, avait inventé un style pour habiller l’homme invisible.

Seguin, la Corse et le Saint Chrême

Mr Philippe Seguin, en quête d’onction gaullienne s’en vint récemment en Corse savourer les délices d’un triomphe qui fait régulièrement verdir les physionomies socialistes locales.

N’en demeurant pas moins un inoxydable défenseur de l’état du droit des hommes politiques a faire ce qui leur passe par la tête, il a déclaré à propos des critiques qui leur sont adressées : « Les excès compromettent la vérité ».

Comme cela est bien dit !

Le plus important c’est que la vérité, si elle se manifeste jamais, ne compromette pas les excès des élus…

 Attentats: le NIET du P.C.F

Les représentants du parti le plus démocratique d’Europe occidentale ont choisi la Corse-du-Sud pour revenir sur la scène internationale. Au sujet de l’attentat commis dans la lointaine province du Nord, ils ont parlé de la bonne mine des agressés de tout poil:    » dynamiteurs, racketteurs, j’en passe et des meilleurs ».

NIET, disent ils, pas d’agression, quelques maladresses.

Encore heureux qu’on ne nous serve pas la formule du droit de cuissage, sinon nous avions droit aux hélicos.

Sacrés Camarades!

La révolution du bon côté du manche c’est quand même autre chose!…

Compétition au Parlement Croupion.

Le représentant provisoire de l’État en Corse ayant parlé  » d’extirper les tensions politiques des rapports sociaux « , Nicolas de Piana mit un point d’honneur à être le premier à annoner complaisamment le contresens délibérément historique devant l’assemblée. Bien sûr on peut s’étonner qu’un avocat de  » gôche  » humaniste, nourri au lait de la Démocratie soit le premier à adhérer à ce propos directement emprunté à la phraséologie vichyste. Mais on comprend aussi, que dans cette Corse qui rend fou, on ne sait plus trop s’il vaut mieux être le deuxième à Rome, le premier au village ou le cinquante et unième aux comices agricoles…

VACANCES ÉTERNELLES

Dès la dissolution de l’assemblée territoriale nous fûmes nombreux à envier ces veinards qui partaient en vacances.

Détrompez vous, déclara aussitôt péremptoire notre Démosthène des banlieues:  » il n’y aura pas de vacance du pouvoir  » (Corse Matin du 23.12).

Ce qui, traduit en clair, signifie que le shmilblick continue à avancer,  » en accord avec le préfet de région  » ajoute t-il le doigt sur la couture du pantalon. La vacance du pouvoir c’est  » le temps pendant lequel une autorité publique ou privée ne s’éxerce plus « (Larousse), le vide en quelque sorte…

Or, c’est bien connu, la nature à horreur du vide.

Mais la Corse représente là encore une remarquable exception, puisqu’au non exercice du pouvoir par les représentants de son peuple, succède périodiquement l’exercice du pouvoir réglementaire sous contrôle proconsulaire, un vide chassant l’autre…

 » Le calendrier, il est clair « .

C’est ce que déclare à PPDA le 15.01au  » 20 heures « , L. Jospin, voulant dire sans doute qu’il respectait dans les délais impartis les points de son contrat de gouvernement.

Il est vrai que les jeunes sont 70 000 à trouver un job en 98, l’économie, elle, est boostée, non pardon, elle connait un nouvel élan, car le premier ministre est exigeant avec le français, la misère elle est plus supportable au soleil; les maisons elles ne sont plus de correction, elles ne sont plus closes non plus; les 250 000 assassins du préfet Erignac ils sont revenus à la normale, et même le PCF il évolue.

On voit bien l’influence de feu Georges Marchais dans le paysage politique français, ou à défaut d’y avoir fait progresser le marxisme, il l’aura doté d’une nouvelle syntaxe.

Ces mecs là, ils sont graves!!

Sous le coup de l’émotion.

Qu’est-ce qu’une hémiface? Pour la médecine, c’est la conséquence d’un flush sanguin qui affecte une partie du système cérébro-vatrenlaire. Le résultat est spectaculaire; sous le coup d’une émotion une des moitiés du visage du sujet vire au rouge sombre et l’autre moitié à la pâleur livide . C’est le phénomène dont on a du être sans aucun doute victime Emile Zucarelli, quant , à la question d’un journaliste de Corse-Matin qui lui demandait s’il était jacobin ou décentralisateur, il lui répondit sans l’ombre d’une ironie : vous pouvez dire que je suis un jacobin -décentralisateur.

Qu’on se dise et nous le dirons, il existe désormais des jacobins– décentralisateurs, des hémifaces politiques, des baleines blanches, des cygnes noirs, des nègres blancs et aussi des ânes Corses.

Passage à l’Est.

Toujours aussi soucieuse de l’ordre et de la salubrité la Fédération des Communistes résidant en Corse du Sud s’inquiétait de l’importance des gravats à Ghisonaccia. Un facétieux suggérant qu’on pourrait demander à la mairie d’**** de résoudre le problème, il lui fut répondu que le bulldozer en question avait participé à l’opération « Mur de Berlin « , qu’il y avait rendu l’âme, et que son conducteur était passé à l’est où il faisait visiter les goulags à des touristes occidentaux fortunés et réactionnaires. La fédération en demeura coite.

Encore une autocritique qui se perd…

UN COLPU A U CHJERCHJU, UN COLPU A A DOLA…

Vendredi 15 Janvier: émission territoires, imitation Lilliputienne des grands débats parisiens hors desquels point de salut. Stupeur, V. Carlotti parle ouvertement de Peuple Corse! Une pierre dans le jardin de Chevènement ? Non, ce faux lapsus ne révèle rien, sinon une dichotomie dans le discours qui en ces temps troublés semble mener tout droit les HPC (Hommes Politiques Corses ndlr.) à la schizophrénie. N’est pas descendant de Vercingétorix qui veut!

 

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