#Corse Billets « L’esprit des temps privés d’esprit »

 

billetHEUREUX QUI COMME ULYSSE

 On aurait pu penser que le premier ministre de rechange serait revenu plein d’usage et raison de sa demie traversée du Styx.

Mais son rendez vous manqué avec le Bon Dieu semble l’avoir mis de mauvaise humeur. Il n’a pas tardé à passer son ire sur les journalistes de F3 enfin coupables de révéler le mécanisme de la propagande officielle à-propos de la Corse.

On n’ose imaginer ce qui se serait passé si les mêmes journalistes avaient parlé de Kultur.


LE MILLENARISME BASTIAIS

A l’occasion de son retour de l’au-delà, le Ministre de l’intérieur nouveau modèle se rendit en Corse. Devant l’aréopage bastiais il se livra aux déclarations historiques d’usage et bien entendu assura le respectable auditoire qu’il croyait fermement au bâton plus qu’à la carotte pour faire des miracles en Corse.

Ne voulant pas être en reste avec le thaumaturge belfortain, un héroïque édile, bouleversé par l’émotion lui déclara qu’ « ils avaient tenu 20 ans… » et qu’avec son aide tous les espoirs étaient permis.

Vingt ans c’est quand même moins que mille. En attendant nous suggérons à cet élu touché par la grâce de n ‘attendre ni vingt ni mille ans qu’un autre messie se présente pour prolonger les 45 m d’autoroute Bastia sud pour passer commande d’urnes plus démocratiques, de mettre de l’ordre dans l’attribution des logements et le paiement des loyers de l’office d’H.L.M etc.

Les écuries d’Augias enfin nettoyées cet Hercule de la Démocratie pourrait à loisir rejoindre le stade de F… Flambant neuf pour y assister au match de foot opposant pour la vingtième année consécutive les C.R. S à la réserve du RAID Football Club.


chevLE POIDS DE L’R

Nous constatons avec satisfaction que le Premier Ministre, après un an d’effort vertueux à la recherche de la sainte vérité, a supprimé la lettre superflue qui nous empêchait à nous pauvres béotiens Corses de comprendre le concept hautement républicain de  » l’Établissement de l’État de Droit ». (Corse Matin 14.02.1999)

Aux dernières nouvelles, les sauvageons du Fiumorbu qui s’y connaissent s’en sont montrés soulagés. Quant à ceux qui figurent dans le Bottin mondain de la 14ème avec un numéro à plusieurs chiffres, ils retiennent leur souffle cherchant l’R qui rétablirait leurs droits en bon état, et les réintégrerait dans le monde des vivants en les renvoyant dans leurs pénates.


GHJUSTIZIA, GHJUSTIZIA IN CASI INDE L’ALTRI

Le régional de l’étape du gouvernement Jospin-Chevènement a déclaré à propos de l’affaire BASTIA SECURITA: « Comment tolérer en effet qu’une entreprise de collecte et de transport de fonds… soit dirigée par 7 associés dont 4 sont mis en examen… C’est une situation unique en France ». (Corse Matin 7.02.1999) Rappelons à ce fils de son père que cette tolérance refusée à des convoyeurs de fonds a été quand même et fort opportunément accordée à d’éminents responsables des plus grandes maisons de France, tel le Conseil Constitutionnel, la Chambre des députés, et plus haut encore la MAIRIE DE BATIA.

La Cinquième d’aujourd’hui c’est vraiment la maison de tolérance, Marthe Richard doit vraiment se retourner dans sa tombe.


Jurassic Park

Longue interview de Nicolas Alfonsi dans la presse insulaire. Un vrai bonheur. Cet homme là est providentiel, il nous a été envoyé par Dieu pour nous conduire à l’indépendance. Avec Nicolas nous sommes au cœur du problème corse. Inutile d’en rajouter. Il nous a fait don de sa personne et comme ses Calanques, il fait partie du patrimoine de l’humanité. Ce magnifique spécimen, fossilisé, de la gauche insulaire, qui se présente sans rire comme un défenseur du camp du progrès, de l’intérêt général et de la modernité, doit impérativement être préservé. Cabotin et imbu de lui même, il délire depuis toujours devant une salle que ses inepties ont fini par vider. Que lui importe ce que l’on pense de lui, Nicolas s’aime. De toutes ses forces. Comme il aime les valeurs de la France éternelle et républicaine. Nicolas aime aussi s’écouter parler. A l’Assemblée il ronchonne de bonheur en endormant les autres, persuadé qu’il est l’incarnation même du verbe et de l’esprit républicain descendu sur terre pour nous évangéliser. Il a toujours tout su, tout dit le premier. Clémenceau lui-même aurait du l’écouter, nous n’en serions pas là aujourd’hui. Tout petit déjà, quand il répétait devant sa glace les mêmes propos insanes et réactionnaires qu’il nous sert encore réchauffés, il se voyait en sauveur de la Corse française et républicaine, installé à vie dans une fonction élective avec voiture et chauffeur de fonction. Il jouit à présent en solitaire de l’état de droit comme d’un bonheur rare qu’il lui a été trop longtemps refusé, avec la seule crainte qu’il ne lui soit retiré avant l’acmé. Pauvre Nicolas, le bonheur est une chose si fragile et si fugace! C’est promis, après l’indépendance, pour le récompenser de tant de sollicitude, au lieu de le renvoyer à Paris dans les fourgons de l’armée française nous le garderons ici bien au chaud avec nous. Il témoignera de ce qui a pu exister un jour sur notre terre devant les nouvelles générations incrédules. Nous l’enfermerons l’hiver parmi les collections du Musée de la Corse et nous le promènerons l’été, en représentation de village en village pour animer les soirées. Ça fera rire les anciens. Ça amusera les gosses. Pauvre Corse française, il est grand temps que cela finisse!


provocProduit informatif identitaire

Il serait faux de réduire la production d' » informations  » à un simple phénomène parisien. Nous avons nos propres producteurs locaux qui exportent avec succès. Nous pouvons être fiers de ce journaliste corse qui fait démentir à lui seul tous les lieux communs de sa profession et du tempérament insulaire.

Avouant cyniquement  » écrire ce que veulent entendre ou lire ceux qui le paient « , il travaille sous divers pseudonymes pour au moins une dizaine de grands médias nationaux et locaux, sans compter deux agences de presse. Confondant allègrement publi-reportage et information, presse et publicité, faisant là où on lui dit de faire, tout en servant divers intérêts politiques et commerciaux sans oublier et avant tout ses intérêts personnels, ce stakhanoviste de la plume et du son  » informe  » régulièrement sur la Corse l’opinion française et insulaire à sa manière. Encore bravo pour ce magnifique exemple de déontologie!

Nous comprenons très bien qu’avec un tel exemple, en matière de rétablissement de l’état de droit, les journalistes puissent nous donner des leçons.

Mais que fait le préfet Bonnet pour le respect de l' » éthique du service public  » si chère à son ministre de tutelle ?

 

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