#Corse « 10 Mars 2000, jour de prise en flagrant délit de félonie »

 

copy-anazione3.jpg1 LES MOTIONS :

Ce 10 Mars 2000, une page de l’occupation française s’est enfin tournée. Elle doit rester gravée dans nos mémoires, non par la valeur des textes qui furent débattus à l’Assemblée de Corse (ils étaient l’un comme l’autre des textes médiocres évacuants l’essentiel du débat), mais par le comportement de 26 félons (motion Chaubon), qui se sont inscrits dans la longue liste des Vittoli, Matra, Buttafuoco et autres Buonaparte (Pour la Corse ! En France il faudrait les appeler des Bousquet, Touvier, Laval, Pucheux et autres Papon). Celle des bêtes immondes, des innommables, en un mot comme en cent : des traîtres !

Enonçons leurs noms pour qu’ils soient maudits à jamais, eux et leur descendance ! Qu’à l’égal de Vittoli ou de Morand, ils deviennent des noms communs, des mots d’insultes :

Jean-Louis Albertini, Nicolas Alfonsi, Joseph Antona, Alex Alessandrini, Jean-Claude Bonnacorsi, Dominique Bucchini, Jean Casta, Pierre Chaubon, Joseph Chiarelli, Maïté Grisoni, Simone Guerrini, Jean Jalpi, Paul-Antoine Luciani, François-Xavier Marchioni, Jean Motroni, Madeleine Mozziconacci, Paul Patriarche, Pierre-Timothée Pieri, Don Pierre Pietri, Camille de Rocca Serra, Simon Renucci, Paul Ruault, Ange Santini, Antoine Sindali, Michel Stefani, Emile Zuccarelli.

N’oublions pas d’y ajouter l’Exécutif Territorial, et quelques parlementaires conseillers généraux, financeurs et tireurs de ficelles.

Encore une fois, ce 10 Mars 2000, doit rester inscrit dans nos têtes, non par la différence fondamentale du contenu des textes qui y furent débattus, mais par l’attitude infamante de ce conglomérat hétéroclite de tous les conservatismes, les opportunismes, les archaïsmes et les fascismes ; Le Front du Refus, du PCF au RPR tendance mafieuse ; Il n’y manquait que le Front National, cet autre front du refus (nul doute qu’il y aurait « collaboré », ils ont déjà participé ensemble à bien des forfaitures, et l’intelligentsia parisienne a trouvé cela normal). S’il manque à l’appel c’est seulement qu’il n’a pas d’élu, et pourquoi en aurait-il ? Les PCF, RPR et autres Zuccarellix le Gaulois en tiennent lieu.

L’autre motion (motion Giacobbi) était à ce point plate et inepte qu’on se demande à la limite à quoi a servi ce débat ? Ne nous cachons pas derrière des arguties, cette seconde motion ne comportait aucun des éléments permettant d’espérer un avenir pour le peuple corse. Elle était même en deçà de ce que les leaders politiques français seraient près à admettre (voir les interventions de Barre, Léotard, Lang etc.).

Le débat a servi cependant ! Les nationalistes ont tendu la main, ils sont allés au-delà de leur mandat, ils ont tout accepté, peut-être même l’inacceptable ! Ils ont renoncé aux principes fondamentaux que sont : la reconnaissance constitutionnelle du peuple corse, la citoyenneté corse, la coofficialité de la langue corse etc. sans parler de l’amnistie. Ce qui était en jeu était seulement la PAIX, la fin des anathèmes et des procès d’intention, pour entrer dans une ère de dialogue serein d’avancées progressives.

Le Front du Refus n’a rien voulu savoir. Non au Peuple corse, alors qu’ils se disent corses ! Non à l’Egalité des langues, alors qu’ils font mines de parler corse ! Non à la Dignité ! Mendier du pognon à Paris, telle est leur seule vision de l’économie (ils appellent ça : la solidarité nationale) ! Non à la Responsabilité, valets ils sont, valets ils entendent demeurer, pour obéir et surtout ne pas décider ; Obéir à tout ! Mêmes aux ordres criminels s’ils se présentent ! Harkis ils furent, harkis ils restent, comme des harkis ils finiront.

Ainsi ce débat a fait tomber les masques, tous les masques :

– Ceux des 26 qui apparaissent enfin pour ce qu’ils sont ; Ils peuvent braire « gauche », « droite », « république », « représentant du peuple », « démocratie », « progrès », « développement économique »… Dans leurs bouches, ce ne sont plus qu’incantations incompréhensibles d’une religion morte. Autant de mots creux, sans âme, qui ne suffisent plus à dissimuler la misère de leur vraie condition : une corporation de petits fonctionnaires coloniaux héréditaires, « messieurs les ronds de cuir accommodés à la sauce république bananière ». Ils parlent de paix ! Mais ce ne saurait être pour eux que la paix des cimetières, la capitulation, l’humiliation totale de l’adversaire, « Ubi solitudinem faciunt pacem appellant ».

– Celui de l’état et des 14 qui, agissant pour le compte également de Paris, consciemment ou non, mais de manière plus subtile, nous jouèrent pour l’énième fois la chanson de la 3ème voie, pour mieux piéger les nationalistes dans une impasse calédonienne qui mène :

.Au mieux vers l’étouffement par corruption (« si je t’embrasse c’est pour mieux t’étouffer ») ;

.Au pire à une reprise voulue (et déjà programmée par les services action) d’une pseudo guerre intra nationaliste, à moins que ces mêmes « services » ne nous concoctent quelque nouvel assassinat de haut fonctionnaire ou d’élus, comme par hasard attribué à des « indépendantistes extrémistes », pour justifier la reprise de la chasse aux sorcières (chasse ouverte s’entend, car la chasse rampante et « l’éradication des corses des postes de responsabilité » continue toujours, Lacroix ce n’est rien d’autre que Bonnet, la vaseline en plus). Le tout après les élections présidentielles évidemment.

La France n’a qu’un seul objectif, éradiquer toute velléité indépendantiste. Pour cela tous les moyens, y compris criminels sont bons, et toutes les mises en scènes, institutionnelles, juridictionnelles ou médiatiques, acceptables ! Ce n’est pas le microcosme ENArco-parisien qui dira le contraire, il suffit de se rappeler son soutien servile à Bonnet, et leur absence d’investigation quant aux véritables donneurs d’ordres.

L’erreur des 8 représentants aura été, non de faire trop de concessions, mais, voyant qu’elle ne servait à rien vis à vis du front du refus (ce qui n’est pas vraiment surprenant), d’avoir maintenu leur soutien à la motion Giacobbi qui apparaît clairement comme la motion du Gouvernement Jospin. Ils auraient dû revenir à leur propre motion. En ne le faisant pas, ils permettent à l’état de jouer au grand seigneur, en faisant la synthèse entre 2 motions où le peuple corse et ses droits se trouvent niés. Ainsi il fait mine de céder beaucoup, alors qu’en fait, il lâchera moins qu’il n’était disposé à céder, notamment la reconnaissance du peuple corse.

2.LE REFERENDUM

Dans la même optique, le baratin sur un référendum fait également partie de la tromperie. Un référendum sur quoi ? Sur quelle(s) question(s), à partir de quelle « motion » ? Une synthèse des deux sans doute où les nationalistes ne se retrouveront pas mais seront sommés de soutenir sous peine d’être accusés de jusqu’auboutiste, ou de faire le jeu du front du refus.

Les « plébiscites » truqués sont une spécialité française. Qui et comment seront déterminée(s) la ou les questions ? Chacun sait que la question selon la manière dont elle est posée induit la réponse. Le débat portera-t-il vraiment sur les questions posées, ou sur d’autres choix étrangers à ce qui est demandé ?

Pourquoi pas alors un référendum en France, sur l’Indépendance ? « S’ils veulent l’indépendance qu’ils la prennent » a dit un ancien 1er ministre resté surtout célèbre en Corse pour ses rafles et ses barbouzes. Au fait ! M. Barre, que sont devenus les flics assassins de Michèle Lenck et Pierre Marengoni ? Au fait ! Messieurs les hagiographes du bienheureux Erignac, sur quelle échelle de valeur avez-vous trouvé que la vie d’un préfet compte plus que celles de ces simples passants.

« Mais qu’est-ce qu’ils veulent ces corses » s’exclament nos journaleux ! Comme s’ils s’en souciaient le moins du monde ! La réponse est simple pourtant : Nous ne voulons rien ! Et surtout Rien de vous ! Nous ne vous avons pas demandé de venir nous envahir et nous massacrer, et nous ne vous demandons pas de rester. Est-ce si difficile à comprendre ? Les sondages disent que les français veulent se débarrasser de la Corse, qu’ils ne nous aiment pas ! Qu’ils se rassurent, c’est réciproque ! Un référendum national sur l’Indépendance de la Corse, voilà la seule question pertinente.

Plus sérieusement, le seul référendum auquel les patriotes doivent prendre part, doit être un référendum posant distinctement, séparément, les questions essentielles nécessaires à un règlement pacifique du problème français qui se pose à la Corse :

– La reconnaissance constitutionnelle du peuple corse sans formulation équivoque ;

– La stricte égalité des langues dans tous les actes de la vie, et pas un simple enseignement au rabais ;

– La détermination de manière démocratique et honnête de qui peut voter en Corse (lieu de l’inscription et définition précise du « lieu de résidence », délai minimum de séjour, exclusions des troupes et missionnaires de passage etc.) ;

– L’établissement dans le cadre d’un article constitutionnel spécifique (79C) d’une compétence générale du Territoire dans les domaines législatifs et fiscaux, la métropole énumérant ses compétences d’attributions ;

Merci donc aux 26 traîtres, par leur bêtise, ils ont torpillé le piège Giacobbi, et ils ont confirmé aux Corses que:

– Avec la France, directement ou par l’entremise de ses « élus bachagas », le dialogue ne signifie que palabres, coups tordus et manœuvres dilatoires ; Qu’aucun compromis n’est envisageable avec elle, car seule l’humiliation de son interlocuteur est susceptible de satisfaire son idéologie totalitaire ;

– Avec la France, sa religion de l’état est à ce point tordue, fossilisée et contre nature, qu’il faut d’abord obtenir le principe de l’INDEPENDANCE, pour pouvoir parler ensuite d’autonomie et de référendum, comme mode de transition et d’habillage juridique à l’attention de la plèbe vitellienne .

MERCI DONC AU FRONT DU REFUS, GRÂCE À LUI CE N’EST PAS LE COMMENCEMENT DE LA FIN DE LA 2ÈME GUERRE D’INDÉPENDANCE DE LA CORSE, MAIS C’EST ENFIN, LA FIN DU COMMENCEMENT.

LA NATION CORSE SERA INDEPENDANTE OU PÉRIRA, LE RESTE N’EST QUE PÉRORAISON.

A. ISTRIA

 

Laisser un commentaire